sam.

05

janv.

2013

Littérature russe

 

LITTÉRATURE RUSSE


L'une trop longtemps marquée par les années soviétiques, parfois obligée de s'exiler à l'étranger pour juste avoir le droit de publier un roman. La seconde jeune, parfois plus vindicative, mais ayant reçu en héritage la fabuleuse richesse de la littérature russe. Finalement tous les auteurs, qu'ils soient d'hier ou d'aujourd'hui, restent profondément marqués par un passé qui a laissé bien des séquelles dans leur appréhension du monde actuel. Tous, dans leur genre et par leur style, rendent compte de la diversité et des paradoxes de la Russie post-soviétique.

 

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Quelques titres

Les Terres rares

Vassili AXIONOV

Les Terres rares commence à Biarritz où vit le narrateur, Bazz Oxelotl, écrivain cosmopolite d’origine russe. Oxelotl imagine que son héros, Gène Stratov, devient, à la fin des années 1980, le dernier leader historique du Komsomol qu’il dissout avant de se lancer dans le business à la russe. Ce sont des « terres rares » découvertes dans le cratère d’un volcan gabonais qui le rendent riche et font de lui un oligarque. Mais l’avenir de ces hommes, aussi rares que les terres qu’ils convoitent, n’est pas heureux pour autant. MIO, une organisation clandestine patriotique très puissante, fait emprisonner Gène Stratov pour son refus de collaborer. Libéré par sa femme, il finit en pèlerin fol-en-Dieu qui parcourt la Russie, aide les pauvres et les malades avant d’être retrouvé par l’organisation MIO, qui l’exécute.

Le Syndrome de Fritz

Dmitri BORTNIKOV

Paris, rue des Thermopyles. Un squat d’émigrés, sans doute clandestins. Une pièce gelée, sans chauffage ni électricité, attaquée par l’humidité. Sur le lit défait, un homme nu, les yeux bandés, écrit à même le drap. Ainsi commence le voyage initiatique de Fritz qui recrée à l’aveuglette sa terre d’origine : la Russie. Ce retour aux sources, c’est d’abord un regard : celui d’un jeune garçon sur une campagne dure, crue, intemporelle, faite de fantasmes et de déchirures, de deuils et de renaissances, incarnée dans les figures illuminées des membres de sa propre famille. C’est ensuite l’épreuve de l’armée, au fin fond de l’Arctique, et la découverte brutale d’un monde exclusivement masculin, où frustration, angoisses et violence gratuite dévoilent l’absurdité d’une société à la dérive. C’est aussi une langue, âpre, dense, où la dérision s’unit au désespoir, et dont les images saisissantes emmènent le lecteur dans l’indicible du personnage, là où le moi obscur se révèle, dépouillé.

Laitier de nuit

Andreï KOURKOV

Avez-vous déjà entendu parler de l’antifrousse ? Ce breuvage made in Ukraine qui permet de vaincre sa timidité, de triompher de ses ennemis, de surmonter toutes les épreuves. Un remède pour lequel on tuerait père et mère, n’est-ce pas ? Mais là, c’est son inventeur qui est assassiné. Ensuite ? tout se complique. Dans cette fable échevelée, les chats ressuscitent, un somnambule se fait suivre la nuit, un député ambitieux exige un lait très spécial, une organisation secrète manipule les braves gens… Trafics et tentatives de corruption s’enchaînent aussi vite que les énigmes pour tisser peu à peu la trame, non seulement d’un roman savoureux, mais d’un pays tout entier.

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