La Grande histoire du cirque

 

EXPOSITION
La Grande histoire du cirque
DU 11 OCTOBRE 2008 au 10 JANVIER 2009 

 

 

La Grande histoire du cirque

Le cirque fait partie de notre imaginaire : le chapiteau entouré de ses véhicules, les bruits et les odeurs de la piste… Qui n’a pas rêvé de partir un jour avec le convoi ? Cette exposition propose tout d’abord une plongée dans les souvenirs du visiteur : affiches, maquettes, photos d’époque, montages vidéo restituent l’ambiance bien particulière du cirque. Elle retrace aussi toute l’histoire de ce grand spectacle populaire de la fin du XVIIIe siècle à nos jours. De nombreuses gravures du XIXe siècle, des documents photos inédits sur le cirque Barnum vers 1910, ou encore le matériel des éléphants du cirque Pinder vers 1950… seront présentés.

Cette exposition est proposée par Exponantes.

Cirque, phénomène urbain

À l’opposé de l’image que nous avons du petit chapiteau illuminé sur la place du village, le cirque est né et s’est développé dans les grandes villes. L’invention du cirque est attribuée à un écuyer anglais, Philipp ASTLEY, à la fin du XVIIIe siècle. Ancien officier, il animait une troupe présentant des acrobaties équestres, genre très populaire à l’époque. Il eut l’idée de rajouter à son spectacle d’autres numéros de saltimbanques, acrobaties au sol et jonglage. Comme il travaillait des chevaux à la longe, ASTLEY plaça les spectateurs autour de la piste circulaire délimitée par la ronde des animaux : le cirque était né ! Le succès du nouveau spectacle permit à ASTLEY de construire un premier bâtiment en bois, suivi par d’autres établissements plus imposants. En France, les FRANCONI engagèrent la même démarche. Bientôt, toutes les capitales d’Europe étaient dotées de « cirques », connus et fréquentés par la haute société. Le cirque venait en son temps. Il ne pouvait exister en dehors des grandes métropoles, abritant une bourgeoisie de plus en plus nombreuse, en attente de plaisirs nouveaux. Mais le cirque devait aussi séduire l’aristocratie, ce qui était possible par le cheval, la plus noble conquête de l’homme. Ainsi, ce spectacle est d’abord un spectacle équestre, sans clowns ni dompteurs, loin du cirque actuel. Tout au long du XIXe siècle, le cirque va prospérer dans les grandes villes au rythme de la croissance urbaine et du développement des classes moyennes. Cet avènement est l’œuvre de véritables entrepreneurs de spectacles dont Louis DEJEAN, directeur du Cirque d’Hiver, est l’archétype. L’industrie du spectacle est en marche. Le Nouveau Cirque et l’Hippodrome sont à la Belle Époque le témoignage de cet engouement. Mais de nouvelles concurrences apparaissent, notamment le cinéma que les forains ont popularisé de foires et foires. L’Hippodrome devient le GAUMONT PALACE, les cirques parisiens ferment et sont démolis. Place aux grands cirques ambulants, qui iront chercher le public dans les campagnes, ne pouvant plus vivre de la clientèle d’une seule ville.

L'Influence des grands cirques américains

Les grandes tournées européennes de Barnum vont fortement influencer le développement des cirques français. Le spectacle du « plus grand cirque du monde » est fondé sur le gigantisme avec pas moins de 5 pistes et scènes sous le « Big Top ». Le cirque est, de plus, précédé par une publicité très importante, reprenant le précepte de Barnum « racontez n’importe quoi, mais donnez-en au spectateur pour son argent ! ». Mort depuis plusieurs années, le plus célèbre directeur de l’histoire du cirque n’est cependant pas là pour voir triompher sa maxime, et c’est W.C. Coup et les frères Ringling qui sont les véritables initiateurs du développement du grand cirque, qui profite de la construction du réseau ferré américain pour prospérer. Les établissements français vont s’inspirer de l’exemple de Barnum pour se lancer eux-aussi dans une course au gigantisme, notamment après la première guerre mondiale. Ils s’appuient pour leur développement sur la généralisation de la traction automobile, grâce entre autres, aux surplus de l’armée américaine, restés en France après l’armistice. Il était en effet inconcevable que des établissements de cette importance se déplacent avec des roulottes tractées par des chevaux ! C’est à cette époque que s’imposent les principaux noms du cirque français : Amar, Bouglione, Pinder,… La France accueille aussi, à la toute fin du XIXe, l’étrange cirque de Buffalo Bill, « The Wild West Show ». Installé à Paris ou à Lyon, le spectacle suscite une grande curiosité, le plus célèbre éclaireur de l’ouest intégrant dans son spectacle tous les peuples de la terre célèbres pour leur maniement du cheval, notamment des cosaques ! Le succès de Buffalo Bill peut aussi expliquer la vogue des Westerns, souvent tournés en Camargue, qui marquera le cinéma français du début du siècle !

La femme au cirque… … de l’écuyère à la directrice

Au XIXe siècle, la gracieuse écuyère véhicule une bien sulfureuse réputation et notre mémoire retient plus les exploits de courtisane d’une Lola MONTES que les qualités des acrobaties équestres de ces demoiselles. Les caricatures abondent pour réduire ces artistes à des fonctions bien précises, bien loin des arts du cirque… mais on ne peut nier que l’érotisme est un élément incontournable du spectacle, en ce XIXe pudibond qui offre bien peu d’occasions de découvrir le corps féminin. Néanmoins, de la fin du XIXe siècle à nos jours, l’évolution de la place de la femme dans le cirque est assez frappante… et l’on pourrait estimer qu’il fût un lieu d’affirmation. Les premières dompteuses en sont un exemple. Si là encore, le caractère érotique de la confrontation avec le fauve est indéniable, cette entrée dans la cage peut aussi être considérée comme une forme d’affirmation dans une Belle Epoque qui connaît ses premières manifestations féministes. Sur la piste, la femme va conquérir tout au long du siècle dans le cirque une place de plus en plus importante. Dans les années 60, Annie FRATELLINI offre avec son partenaire Pierre ETAIX un des tous premiers duos clownesques mixtes. Aujourd’hui, bien des cirques affichent des enseignes féminines comme celles de Christiane ou d’Arlette GRUSS. Plus d’un siècle après que d’autres femmes soient entrées dans la cage aux lions.

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Commentaires : 1
  • #1

    dhal (lundi, 04 septembre 2017 10:54)

    quelle bonne surprà bientot !
    ise de voir une expo cirque à argentan ! c est là que vis en 19661967 etc les plus grands cirques français ( pinder amar jean richard ) si vous refaites une expo je viendrai avec mes maquettes de cirque ( échelle ho ) au moment ou je vous écris je me prépare à ouvrir un musée privé sur ce théme b.dhal@sfr.fr