mer.

11

mars

2015

Exposition Gwezenneg

 

EXPOSITION GWEZENNEG
Du 28 février au 16 mai 2015

 

 « Je travaille sur des matériaux cassés, usés, que je fais revivre. Ce sont des morceaux qui ont eu une histoire plus ou moins ancienne. Je réécris ma propre histoire dessus. Tous les éléments viennent de la mer. Ce choix n’a pas été conscient au départ. Le mystère est lié à la vie et à la mort. Ces fragments je leur redonne vie. Je les réécris. C’est le travail des secrétions palimpsestes. J’ai besoin d’un matériau qui a eu une histoire, peut-être cela évoluera-t-il ? »


Cette exposition est constituée de fragments d’épaves qui viennent de la mer d’Hague, de peintures, de sculptures, de dessins et de gravures.

 

Vernissage samedi 7 mars à 17h

en présence de l'artiste à la médiathèque.

 

 

 

GWEZENNEG

D'ÉPAVES DE MER D'HAGUE EN SECRÈTIONS...______________

PRÉSENTATION DE L'ARTISTE_________________

 1941 : Naissance à Rennes.

1958 : Découvre la peinture et commence à peindre seul.

1965 : Recueille son premier os.

1969 : Première exposition personnelle.

1973 : "Secrètions" devient un leitmotiv.

             Quitte la peinture à l'huile et se consacre exclusivement au dessin.

             Commence à glaner sur les grèves, premiers reliquaires de mer.             

 1976 : Commence la gravure en taille douce.

1982 : Acquisition d'une oeuvre par le Musée d'Art Contemporain du Centre                      Georges Pompidou.

1983 : Premières acquisitions au FRAC Basse-Normandie.

1985 : Acquisitions d'oeuvres par le FRAC Auvergne.

1991 : "Des épaves d'Hague en secrètions", Musée des Beaux-Arts de Saint-Lô. 

1995 : Exposition au Musée Maritime de l'Ile de Tatihou.

2002 : Exposition au musée de La Halle St Pierre (75).

2007 : "Des épaves d'Hague en secrètions", Manoir du Tourp, Omonville la                         Rogue. 

2013 : Gwezenneg, 50 ans de création, édition Isoète, Cherbourg-Octeville.

              "Rêves d'épaves de mer...", Musée Quesnel Morinière, Coutances.

              "Requiem pour garde-rose, précis de décomposition", Galerie

               la Passerelle IUFM, Mont St-Aignan (76). 

Ses œuvres font l'objet d'acquisitions dans différents musées nationaux et étrangers.

Il vit et travaille dans le bocage marin de La Hague. 

 

J.-G GWEZENNEG ou la prolifération universelle _________________

" Il y a chez Gérard, une passion des traces, des vestiges, des reliques, qui l'apparente à l'archéologue, au naturaliste et au pèlerin. Il n'est pas de l'espèce des contemplatifs perdus dans le vague et l'infini. Il appartient plutôt à celle des méditatifs, capables de fixer minutieusement leur attention sur un point précis d'une réalité limitée. Mais chez Gérard, l'appétit de découvrir, de connaître et de retenir n'a pas de mesure. A monde inépuisable, désir toujours en quête, toujours à vif, toujours nouveau. On pourrait croire à de l'obsession, à de la manie, à un culte morbide de la collecte et de la collection, de pathologie, c'est une double ouverture vers l'abondance et la générosité en acte du monde même et de son âme démiurgique.

Gérard abonde dans l'abondance. En réalité, il ne range rien, il ne classe pas, il amasse et entrepose dans le désordre. Il rend au chaos ce qui n'échappe que pour un temps au chaos du monde et de la vie. Les choses sont là, entassées et dispersées dans l'espace du capharnaüm et comme en attente de leur résurrection et réincarnation. L'atelier qui les tient à l'abri constitue leur vallée de Josaphat, l'endroit où les corps se préparent à leur seconde existence. Celle-ci, assurément, leur sera conférée par l'artiste dans l'exercice de son art. L'opération alchimique de la création leur insufflera une vertu ontologique nouvelle inespérée. Elles entreront dans la composition de l'oeuvre, dans sa matière même et iront jusqu'à lui apporter sa signification.

Une parenté essentielle se fait jour dans toute la suite des gravures, depuis les années 1976 juqu'à notre commencement de siècle, une structure aussi complexe et raffinée qu'obsessionnelle dont la présence, selon l'infinité de ses variations, s'impose comme une signature, un cachet ontologique dont la vigueur impérative et la nécessité obligent à reconnaître que Gwezenneg est passé par là, qu'il a laissé sa trace, sa marque et qu'un monde nouveau est né, de sa main, et pour toujours.

J.-G Gwezenneg a largement oeuvré à figurer, jusqu'au vertige, les grands thèmes obsessionnels de cette révélation ante natum : la germination des sexes, les assises bourgeonnantes du désir, les arborescences foetales, la nocturnité de l'être. Il a inscrit dans le cuivre, avec une application acharnée et dans une abondance inlassable, les substantifiques entités qui président, au fond et depuis toujours, à l'essor de nos destinées."

Claude Louis-Combet, extrait tiré du livre Gwezenneg, 50 ans de création, éditions Isoète, 2013.

 

AFFICHE DE L'EXPOSITION________________________

 

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