sam.

28

janv.

2017

Véronique MRÉJEN

 

LA TROISIÈME PERSONNE

 

Valérie Mréjen a donné naissance à une fille en 2012. Rien que de très ordinaire ? Pas tout à fait. L'auteur est une artiste, écrivain, plasticienne, vidéaste. Souvent, dans ce milieu, l'oeuvre prime sur la possibilité d'une vie de famille avec tout ce qu'elle suppose de renoncements.

Par ailleurs, ses livres précédents, ses oeuvres, laissent entrevoir son profond pessimisme, enraciné dans un drame personnel dont Forêt noire, que nous avons publié en 2012, fait le récit. Mais voilà, désiré, attendu, l'enfant paraît. Que se passe-t-il alors ?

On était deux, on devient trois, ce n'est pas rien. Valérie Mréjen décrit et essaie de comprendre ce bouleversement dans la vie quotidienne, mais aussi dans la perception que l'on a du monde. C'est un regard surpris, perplexe qu'elle porte sur son enfant et, du coup, sur ce qui l'entoure : les gens comme les choses, les comportements.

Tout en s'autorisant des décrochages et des digressions le texte, comme d'habitude écrit dans la plus grande simplicité et la plus belle plasticité, suit grosso modo les premières années de l'enfant et ce dès la sortie de la clinique, avec immédiatement, alors que le taxi ramène chez eux la mère, le père et l'enfant, un regard très étonnant parce que très étonné sur les rues, les immeubles, les passants, les gens, les mêmes et pourtant si différents d'avant. Il est plein d'anecdotes et de moments révélateurs, de réflexions. Il est écrit dans la plus grande sidération puis une curiosité qui ne se dément jamais à l'égard de cette énigme, un enfant.

 

CRITIQUES PRESSES

 

Un roman dense, manifeste et léger comme le souffle d'un nourrisson, que toute future mère devrait glisser dans sa valise pour la maternité.  (11-01-2017)

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