Chantal THOMAS

 

SOUVENIRS DE LA MARÉE BASSE

Nager. Nager pour fuir les contraintes, pour échapper aux vies imposées, aux destins réduits, aux disciplines. C’est ce qu’a sans doute ressenti Jackie toute sa vie, démarrée en 1919 et prolongée pendant presque un siècle dans une liberté secrète, obstinée, qui la fit jusqu’à la fin parcourir des kilomètres pour aller se baigner sur sa plage préférée, à Villefranche-sur-Mer. Entre-temps elle s’était mariée, avait quitté Lyon pour Arcachon, puis, devenue jeune veuve, avait échangé le cap Ferret contre le cap Ferrat, avec sa mer plus chaude, son grand été.

Qu’a-t-elle légué à sa fille Chantal ? Quelque chose d’indomptable, ou de discrètement insoumis, et cette intuition que la nage est l’occasion d’une absolue liberté, comme lorsque jeune fille, au début des années 30, venue à bicyclette depuis Viroflay où la famille s’était établie, Jackie avait, en toute désinvolture, enchaîné quelques longueurs dans le Grand Canal du château de Versailles sous l’œil ahuri des jardiniers.

 

CRITIQUES PRESSES

 

Chantal Thomas dresse un portrait tendre de sa mère qui lui a transmis l'amour de l'océan.   (15-09-2017)

Dans « Souvenirs de la marée basse », l’écrivaine évoque sa mère à travers leur commune passion pour la nage.   (11-09-2017)

Les souvenirs de l'auteure nous emportent dans leur courant pour mieux nous laisser doucement découvrir l'image d'une femme, celle de sa mère. Un roman qui complète une oeuvre d'une beauté rare.   (11-09-2017)

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